Sailhan

Village de la vallée d'Aure au cœur des Pyrénées

Le patrimoine de Sailhan,
Le village

Quelques maisons remarquables

Le relais de l'empereur

Le relais de l'empereur

Le relais de l'empereur est l'une des plus anciennes grandes maisons de Sailhan qui soit bien conservée, restaurée et entretenue. Sur le plan cadastral de 1833, elle avait la forme d'un grand carré avec sa cour centrale. Aujourd'hui, seul le bâtiment principal subsiste. L'année 1591 est gravée sur la clef de voûte de la porte principale. L'année 1618 est sculptée sur le linteau de la porte de la façade opposée.

Colombages sur la galerie






Lors de sa restauration au début des années 2000, les pierres ont été mises à nu et sous l'enduit, les colombages bien conservés sur une partie de la galerie ont été découverts.



Le linteau portant l'inscription 1618 et le texte B CANA









La maison Soulé-Artozoul

La façade principale de la maison Soulé-Artozoul

Les passants seront déçus, car c'est la façade arrière qui donne sur la rue. La façade principale est orientée au sud. Elle est parfaitement symétrique. Avec une grande galerie de bois à l'étage et ses parements verticaux d'ardoise de part et d'autre de la galerie, avec son toit finement découpé et ses grandes cheminées rectangulaires aux deux extrémités du faitage, cette façade est tout à fait remarquable, d'autant que la dimension du jardin permet de disposer de tout le recul nécessaire pour l'admirer.

Porte d'entrée encadrée de marbre dans la maison Soulé-Artozoul



L'encadrement de la porte est en marbre. L'année 1846 est gravée sur le linteau. Les fenêtres et ouvertures d'aération sur le toit sont raffinées.

Fenêtres et toit et ouvertures - maison Soulé-Artozoul


















La maison Soubie

La maison Soubie

L'ancienne maison Estrémé, aujourd'hui Soubie est située en bas du village. Le linteau du portail d'entrée porte l'inscription     en latin : "In hoc signo uinces" qui signifie "Sous ce signe, tu vaincras". Une croix figure également au centre du linteau. Cela pourrait être le signe d'une maison qui se place sous la protection divine. L'année 1770 est également gravée sur le linteau. Cependant, la maison d'origine a probablement été modifiée à la fin du XIXe siècle, en effet, son implantation actuelle est perpendiculaire à l'implantation qui figure sur le cadastre de 1933.












Portails, portes, fenêtres, cheminées

Portail de la maison Arnaud Encadrement de fenêtre de la maison Arnaud Encadrement de porte de la maison Arnaud



















La maison Arnaud possède quelques encadrements étonnants. Le bâtiment dans son ensemble est malheureusement en mauvais état

Dans le village

Encadrement de fenêtre en pierre Encadrement de fenêtre en bois

Les encadrements de fenêtres sont le plus souvent en pierre. Ils sont parfois en bois.












Fenêtre de toit Fenêtre de toit : la capucine

Les fenêtres de toit sont des plus diverses. Parmi elles, observons les capucines qui sont de petites ouvertures qui assuraient l’aération du grenier lorsque le volet intérieur était ouvert. Elles procurent un peu de lumière dans les combles souvent aménagés en chambres aujourd’hui. Leur forme, avec un petit toit à trois pans rappelle le capuchon des capucins.

L'ancien four à pain du village

L'ancien four à pain communal de Sailhan mérite certainement une belle restauration













Rénovations-restauration

Le prebytère avant restauration Le prebytère après restauration















A l'origine, le presbytère était au bord de la route. Il a été reconstruit ensuite dans la seconde moitié du XIXe siècle. C'était une construction traditionnelle en pierre de taille recouverte d'enduit et d'ardoises pour la couverture. En 2002, la mairie décide le restaurer la bâtisse et d'y construire des appartements en vue d'un revenu locatif pour la municipalité. L'enduit a été gratté, les pierres mises à nu et les joints refaits avec un ciment hydrofuge.


La maison Oustau autrefois La maison Oustau aujourd'hui
















La maisou Oustau quant à elle a été construite au cours de la seconde moitié du XVIIIe siècle. Le linteau de la porte est décoré d'un ostensoir entouré des initiales j.e.d.d., ce qui laisse supposer que la maison a été habitée par un prêtre. En 1834, le propriétaire est Jean Ferras. A cette date, la propriété comprend la maison, une grange, une cour et un jardin. La maison a également été restaurée au début des années 2000. Ces restaurations de maison conduisent à enlever la couche d'enduit pour laisser les pierres apparentes. C'est également le cas pour les constructions neuves d'aujourd'hui.