Sailhan

Village de la vallée d'Aure au cœur des Pyrénées

Sailhan au printemps

Le patrimoine de Sailhan
Le fonctionnement du moulin

La trémie, l'auget et le cornillet

Schéma de fonctionnement du moulin

Située au dessus des meules et en forme d’entonnoir se trouve la trémie dans laquelle on verse le grain à moudre. A la base de la trémie le grain, concentré et régulé, glisse sur une pièce de bois appelée auget ou claquet.

L'auget à tête de cheval















Une tête de cheval

Dans les moulins de montagne, l’auget avait autrefois une forme de sabot, « l’esclop ». L’auget se termine par une sculpture de tête de cheval : « eth cabalet », c’est la note artistique du moulin. Le cheval était l’animal que l’on rencontrait le plus souvent au moulin. Une pièce verticale, le cornillet ou quenouille, tourne en même temps que la meule. Ce mouvement agite le cheval qui – en raison de la forme octogonale du cornillet – vient taper régulièrement sur ce dernier et permet au grain de s’écouler dans le trou central de la meule tournante , l’œillard.

La mouture

La sortie de la mouture

Le grain s’engage ensuite dans la feuillère de la meule. Le grain écrasé devient mouture. La mouture est rejetée vers l’extérieur de la meule grâce à des stries taillées dans la meule dormante. Une petite ouverture permet l’évacuation de la mouture dans un coffre.

Le coffre à mouture















Mise en marche et arrêt automatique

La turbine

Pour mettre le moulin en marche, on tire sur la poignée qui, grâce à un système de poulies, permet de soulever la planche qui dévie l’eau dans la chambre du rouet-turbine. L’eau frappe alors les aubes de la roue qui se met en mouvement et la meule se met à tourner. L‘épi de maïs couplé au câble de mise en marche permettait au meunier de disposer d’un arrêt automatique du moulin. Pour cela, le meunier bloque l’épi au fond de la trémie qu’il remplit de grain, la planche étant alors soulevée. L’eau fait tourner la meule et lorsqu’il n’y a presque plus de grain à moudre dans la trémie, l’épi se libère et entraine l’abaissement de la planche. L’eau est déviée, la turbine ne tourne plus et le moulin s’arrête.

Les extérieurs du moulin

Le bief

Une partie de l'eau de la Mousquère est détournée grâce à un système de vannes pour alimenter le moulin. La vanne d'alimentation ou de régulation dirige l'eau sur un petit canal appelé canal d'amenée. Le canal d'amenée est constitué d'une partie busée et d'une partie empierrée. L'eau est amenée dans un bassin appelé sas ou bief. Deux vannes permettent de réguler le débit : la vanne déversoir ou de trop plein envoie le surplus d'eau vers le ruisseau et la vanne d'alimentation du coursier. Le coursier est une petite rigole fortement inclinée sur une dizaine de mètres permettant à l'eau de prendre de la vitesse. Cette eau est dirigée vers les aubes du rouet-turbine. L'eau ressort du moulin par un autre canal appelé canal de fuite.