Sailhan

Village de la vallée d'Aure au cœur des Pyrénées

Sailhan en automne

Le patrimoine de Sailhan - La vallée du Rioumajou

Rioumajou, site classé

La cabanne Soulé à Frédancon

La vallée du Rioumajou (Riou : ruisseau, Majou : majeur) est un site classé en raison de sa beauté. Son classement a fait l’objet d’un décret en date du 4 juillet 1979. Ce décret a rendu impossible tout projet d’aménagement particulier qui aurait pu être envisagé dans le passé, ligne à très haute tension France-Espagne, station de ski, etc. qui auraient défiguré la vallée.







Un peu d'histoire

Les pins le long de la Neste du Rioumajou

27 avril 1457, Jean V, comte D’Armagnac, donne et lègue aux communautés de St-Lary et Sailhan les forêts et montagnes du Rioumajou, à la condition d’entretenir l’hospice et de chemin du Rioumajou. D’autres communes proches comme Bourisp ou Estensan seront également bénéficiaires de certaines zones de forêt et d’estives.









L'hospice du Rioumajou

A cette époque, l’hospice existait mais il était en ruine. Le compte imposa de le relever, de l’entretenir, d’y maintenir des aliments non périssables et de conserver en bon état les chemins conduisant aux ports (port de Plan, port d’Ourdissetou, port de Péguère).
Le traité général des lies et passeries précise que le fonctionnement des hospices de montagne doit être assuré sans discontinuité sur les deux versants des Pyrenées et menace de sanctions sévères quiconque les endommagerait. L’hospice du Rioumajou était affermé tous les trois ans. Le fermier était en particulier tenu de jalonner, à l’entrée de l’hiver, le chemin du port du Plan. Longtemps, il ne lui fût permis de s’absenter que le jour de Noël et de Pâques.
En compensation, il disposait de l’exclusivité du pacage de la Plagne, proche de l’hospice et d’un droit par tête de bétail sur les transhumants espagnols. Les hospices étaient en quelque sorte des centres de secours offrant aux voyageurs un abri, une aide matérielle passagère.

Dans sa monographie de 1887, M. Rey, Instituteur de Sailhan, parlait ainsi du Rioumajou

La neste du Rioumajou

Le Rioumajou est une charmante vallée au sud-est de Tramezaygues et à environ 5 km de Sailhan. Peu de pays sont plus agréables. Encaissée entre 2 montagne, cette gorge, à son entrée, est sombre et comme fermée. Au point où elle commence à s’élargir, un bruit effrayant se fait entendre : c’est la première cascade du pays.

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Un lien fort avec Sailhan

La route dans la forêt de pins

Les Sailhanais sont profondément attachés au Rioumajou. Pendand des siècles, le bois coupé au Rioumajou a constitué la principale ressource de la commune. Ce n'est plus le cas aujourd'hui, par contre, c'est grace aux estives du Rioumajou que l'activité pastorale peut se maintenir et permettre aux éleveurs de Sailhan de vivre. Il y a aussi certainement une certaine fierté d'être propriétaire depuis si longtemps, d'une partie de ce territoire magnifique.







Préserver ce patrimoine : le Rioumajou et Natura 2000

les pins du Rioumajour le long de la Neste

La vallée du Rioumajou et celle du Moudang, toute proche, constituent une Zone Spéciale de Conservation (ZSC) du réseau Natura 2000. Natura 2000 est un réseau écologique européen ayant pour objectif de contribuer à la préservation de la diversité biologique sur le territoire de l’Union Européenne. Cet objectif doit intégrer le développement durable des territoires en tenant compte des exigences économiques, sociales, culturelles et régionales.
Ce réseau concerne des sites naturels ayant une grande valeur patrimoniale par la faune et la flore exceptionnelles qu’ils contiennent.
Au Rioumajou, c’est 1500 hectares de forêt (gérés par l’Office National des Forêts) et 2800 hectares d’estives qu’il convient de gérer. Pour les estives, c’est le Groupement Pastoral du Rioumajou, représentant des éleveurs, qui est le premier concerné. La chasse, la pêche, les loisirs en pleine nature, la production d’hydroélectricité constituent autant d’activités à prendre en compte. Une concertation de tous ces acteurs et un ensemble d’actions sont nécessaires pour rendre compatibles ces activités avec la préservation des espères animales et végétales dont il convient de protéger les habitats et les moyens de survie.

Une chauve-souris remarquable : l'oreillard roux

Citons en particulier l’androsace des Pyrénées, le desman des Pyrénées qui fait penser à une taupe avec une trompe (25 cm environ de la tête à la queue). Il y aura aussi diverses catégories de chauves-souris – dont l’oreillard montagnard -, mais aussi l’aigle royal, le gypaète barbu ou le grand tétras et beaucoup d’autres.