Sailhan

Village de la vallée d'Aure au cœur des Pyrénées

Sailhan au printemps

Monographie de Sailhan
par M. Rey, instituteur à Sailhan

L'élevage

Mouton dans les estives

Ainsi que nous l’avons vu plus haut, l’élevage constitue la principale ressource de nos paysans et en outre des prairies artificielles et des prairies proprement dites, il y a d’immenses surfaces gazonnées qui se partagent les hauteurs et arrivent jusqu’aux sommets des pics : on les appelle pâturages. Ils sont exploités pendant toute la belle saison. Le bétail les parcourt, abandonné plus ou moins à lui-même. C’est un grand avantage pour nos habitants qui n’ont presque pas à s’occuper de leurs animaux durant ce temps et qui ne doivent s’inquiéter de s’approvisionner que pour environ 6 mois.
L’élevage est ainsi favorisé et il se compose surtout de bêtes à cornes, de bêtes à laine et de juments poulinières. Il faut avouer qu’on laisse la race bovine dégénérer à vue d’œil, bientôt on ne trouvera plus de spécimens de cette belle race de la vallée d’Aure, si appréciée par ses éminentes qualités. On ne s’inquiète nullement du choix des taureaux pour la reproduction, et l’agriculteur aurait tout intérêt à opérer de temps à autre des croisements avec des races qui ont de grandes relations avec la nôtre et qui se font remarquer par des qualités spéciales : plus forte de taille, plus d’abondance dans le lait.
Pour l’espèce ovine, elle n’est pas si bien représentée qu’autrefois. La soumission au régime forestier n’a pas été étrangère à cette diminution.

Chevaux devant la grange

L’espèce chevaline, à l’opposé de l’espèce ovine, tend à augmenter. On s’occupe surtout de l’élevage de la jument au point de vue de la production des mules. Celles-ci demandent moins de soin et on les vend plus jeunes que les chevaux et les pouliches, et puis elles sont l’objet d’un commerce important avec l’Espagne.


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